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De la subjectivité individulle à une objectivité globale

mercredi 4 mai 2011, par Webmestre

Notre recherche aboutit toujours à des résultats à deux niveaux : au niveau de l’instantané et de l’individuel, au niveau du long terme et du collectif. C’est cette double action qui rend possible l’affirmation provisoire de principes, même si « provisoire » et « principes » sont antinomiques.
Si des messages peuvent se terminer (ou commencer) par un appel, une demande, il s’agit toujours d’un appel à connaître d’autres constats qui pourront éventuellement aider, jamais d’un appel à fournir la solution.
Ce qui caractérise ce type de recherche, c’est que l’intérêt individuel de chaque « chercheur » est toujours immédiat et se concrétise dans sa propre pratique. (Il y a une différence fondamentale avec la « recherche action » seule prônée jusqu’à maintenant… peut-être parce qu’elle conserve son étalonnage hiérarchique avec l’aristocratie universitaire !).
Les faits, constats faisant l’objet de communication ne sont pas déterminés à l’avance. On sait et on admet que chaque chercheur n’est pas neutre dans les choix de communication qu’il fait. La différence entre chaque chercheur du groupe et entre chacun de leurs contexte, la cohésion induite par les échanges, font qu’à terme nous avons toujours constaté une certaine unité dans l’ensemble des données collectées. Nous admettons que l’auto-orientation du groupe de recherche se fasse naturellement et puisse être différente d’une année à l’autre même avec le même objectif. En elle-même cette auto-orientation prend du sens. L’objectif de la liste de recherche est donc toujours large et relativement souple.
Nous admettons la subjectivité dans le choix des informations communiquées. La diversité des subjectivités est ce qui garantit l’objectivité globale : il est évident qui si un groupe de recherche ne comporte que des militants d’une pédagogie, ceux-ci tendront à privilégier ce qui conforte la pédagogie défendue et il n’y aura pas de confrontation pouvant faire dépasser le cadre de la subjectivité. Plus un groupe de recherche sera hétérogène dans sa composition comme dans les contextes de chacun de ses membres, plus il sera productif.
L’organisation des données recueillies dépendra, elle, de la grille avec laquelle on voudra les examiner pour en trouver du sens.
Cet échange se situe bien dans la dernière phase de la boucle du tâtonnement individuel. Nous l’avons appelée « historique, recherche de la cohérence ». Il concerne ce qui s’est passé (la journée, la veille, la semaine, jamais bien plus si non il perdrait une partie de son utilité quant à l’évolution des pratiques).