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origine d’une méthodologie

samedi 7 mai 2011, par Webmestre

Un certain nombre d’enseignants, en particulier du mouvement Freinet, sont impliqués depuis près d’un siècle dans ce que l’on ne peut appeler autrement qu’une « recherche » à la fois individuelle et collective. Le mouvement Freinet a constitué, sans aucun doute, un immense laboratoire, et le seul qui a perduré pendant des décennies. Le seul défaut de cet étonnant outil humain, c’est qu’il a fonctionné sur des règles internes intuitives qui n’ont jamais été explicitées , voire conscientisées par les acteurs eux-mêmes. Or, au fil des temps, ce fonctionnement a bien fait apparaître une logique et une cohérence différentes de celles qui régissent la recherche scientifique classique, mais suffisamment rigoureuses dans ce que j’ai appelé sa fluidité (« Une école du 3ème type ou la pédagogie de la mouche » voir aussi
C’est cette logique et cette cohérence qui procurent à ce que disent ces praticiens une validité au moins équivalente à ce que produit la recherche scientifique classique.

Les Centres de Recherches des Petites Structures et de la Communication, nés de la nécessité de défendre les petites structures hétérogènes mais surtout de comprendre et faire comprendre les phénomènes produits par l’hétérogénéité, ont d’emblée systématisé ce qui devient alors une méthodologie.

A contre-pied des représentations habituelles qui considèrent qu’une recherche scientifique doit être menée par des « scientifiques » préalablement formés, les CREPSC considèrent que tout enseignant est par la nature même de son métier un chercheur, à lui seul un centre de recherches (si non, il ne serait d’ailleurs qu’un agent d’exécution à qui on pourrait dire « comment enseigner », à qui on donnerait les procédures des tâches à exécuter, procédures qui aboutiraient à coup sûr aux résultats visés). Par extension, tout praticien œuvrant dans le champ du vivant et de l’humain est également, par simple nécessité, un chercheur.